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Ce pays n'est qu'un vœu
de l'esprit,un contre-sépulcre.
Dans
mon pays, les tendres preuves du printemps
et les oiseaux mal habillés sont préférés
aux buts lointains.
La vérité attend
l'aurore à côté d'une bougie. Le verre de
fenêtre est négligé. Qu'importe à
l'attentif.
Dans mon pays, on ne
questionne pas un homme ému.
Il n'y a pas d'ombre
maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est
inconnu dans mon pays.
On n'emprunte que ce
qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles,
beaucoup de feuilles sur les arbres de mon
pays. Les branches sont libres de n'avoir
pas de fruits.
On ne croit pas à la
bonne foi du vainqueur.Dans mon pays, on
remercie.
René Char - Qu'il vive in Les Matinaux
Poésie/ Gallimard |
Ce que la France doit aux
« Bougnoules »
par René Naba*
Article
Réseau
Voltaire
►►►►
A l’assaut des tranchées
adverses, ployant sous un
déluge d’obus, suffoquant
sous l’effet des gaz mortels
sur les champs de bataille
brumeux et venteux du
Nord-est de la France, sous
la glaciation hivernale des
nuits noires de novembre, à
des milliers de kilomètres
de leur tropique natal, les
grandes rasades d’alcool
galvanisaient leurs ardeurs
combatives à défaut
d’exalter leur patriotisme.
LIRE
Affiche"Indigène" |
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Ségolène Royal : Les dessous d'une
interview très politique.
Jeudi
19 février 2009 de 15h00 à 18h03
Avec
Françoise Degois.
Elle a questionné de manière très
originale Ségolène Royal.
L'intervieweuse n'est pas là dans le
seul but de poser seulement des
questions. LIRE |
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« Voyez
mes frères, le printemps est venu ;
la terre a reçu l'étreinte du
soleil, et nous verrons bientôt les
fruits de cet amour !
Chaque graine s'éveille, et de même
chaque animal prend vie. C'est à ce
mystérieux pouvoir que nous devons
nous aussi notre existence ; c'est
pourquoi nous concédons à nos
voisins, même à nos voisins animaux,
le même droit qu'à nous d'habiter
cette terre.
Pourtant écoutez-moi, vous tous,
nous avons maintenant affaire à une
autre race, petite et faible quand
nos pères l'ont rencontrée pour la
première fois, aujourd'hui grande et
arrogante. Assez étrangement, ils
ont dans l'idée de cultiver le sol
et l'amour de posséder est chez eux
une maladie.
Ces gens-là ont établi beaucoup de
règles que les riches peuvent briser
mais non les pauvres. Ils prélèvent
des taxes sur les pauvres et les
faibles pour entretenir les riches
qui gouvernent. Ils revendiquent
notre mère à tous, la terre, pour
leur propre usage et se barricadent
contre leurs voisins ; ils la
défigurent avec leurs constructions
et leurs ordures. Cette nation est
pareille à un torrent de neige
fondue qui sort de son lit et
détruit tout sur son passage ».
Siting Bull,
chef Sioux Hunkpapa (1875) |
"Je ne sais pas de plus noble
mission, que celle d'aider la nature
à reconstituer dans nos montagnes,
l'ordre qu'elle avait si bien
établi, et que seule l'imprévoyance
de l'homme a changé en un véritable
chaos"
Prosper Demontzey
1831-1898
Inspecteur général des eaux et
forêts, reboiseur du Péguère à Cauteret |
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Lundi 08-05-1995 InfoMatin |
..Un village abandonné, encore
plein de menaces.
Le
crématoire est hors d’usage. Les
ruses nazies sont démodées.
Neuf
millions de morts hantent ce
paysage.
Qui
de nous veille de cet étrange
observatoire pour nous avertir de la
venue des nouveaux bourreaux? Ont-ils vraiment un autre visage que
le nôtre?
Quelque part, parmi nous, il reste
des kapos chanceux, des chefs
récupérés, des dénonciateurs
inconnus.
Il y
a nous qui regardons sincèrement ces
ruines comme si le vieux monstre
concentrationnaire était mort sous
les décombres, qui feignons de
reprendre espoir devant cette image
qui s’éloigne, comme si on
guérissait de la peste
concentrationnaire, nous qui
feignons de croire que tout cela est
d’un seul temps et d’un seul pays,
et qui ne pensons pas à regarder
autour de nous et qui n’entendons
pas qu’on crie sans fin.
Nuit et Brouillard, Jean
Cayrol dit par Michel Bouquet.
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